63 % des Français se disent mal informés des risques naturels auxquels ils sont exposés, selon un sondage Ifop dévoilé lors des Assises nationales des risques naturels qui se tenaient du 2 au 3 décembre à Bordeaux.
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Frédéric Decker : La France se situe au carrefour de nombreuses influences climatiques : arctique, continentale, tropicale, océanique... et de nombreux phénomènes violents, liés à ces diverses influences, sont susceptibles de sévir chez nous à un moment ou à un autre. Une descente d'air arctique peut provoquer un refroidissement brutal et des chutes de neige très abondantes, notamment dans l'est et sur les montagnes. Une vague de froid continentale peut survenir subitement en hiver, en provenance de Russie, et concerner tout le pays, comme en février 2012, ou pire comme en février 1956 avec -15°C à Paris, -22 à Châteauroux, ou 1879 (-24°C dans Paris, -30 à Orléans, près de -40 dans le Jura). D'origine tropicale, les masses d'air peuvent parfois occasionner des orages très dévastateurs entre la fin du printemps et le début de l'automne. Enfin, un flux océanique très dynamique peut générer des tempêtes très violentes (comme fin décembre 99, Klaus en 2009)... et c'est parfois le mauvais mélange de ces masses d'air qui dégénèrent en violentes intempéries. La rencontre entre de l'air froid et de l'air chaud peut provoquer des orages, voire des tornades comme ce fut le cas en octobre dernier. Il ne s'agit que de quelques exemples parmi tant d'autres. Toutes les régions sont plus ou moins exposées à des phénomènes extrêmes.